Investir

Investir dans l'hydroélectricité.

Acheter, construire une centrale, gérer une installation de production électrique, on ne s’improvise pas hydro-électricien.  Si certains secteurs énergétiques sont perçus comme des produits financiers, l’hydroélectricité est une affaire industrielle. Elle requiert des compétences et des investissements significatifs. Ce mode de production d’énergie regroupe de véritables passionnés.  Si les moulins sont toujours présents dans notre imaginaire nostalgique, l’hydroélectricité s’affirme comme une énergie d’avenir.

Qui sont les hydro-électriciens ?

Ils viennent d’horizons différents mais ils partagent une passion commune pour les centrales hydroélectriques, les turbines et les installations de production hydraulique. D’une taille plus modeste que les gros producteurs (EDF, GDF Suez),  des groupes familiaux, des investisseurs particuliers exploitent des centrales de basse, moyenne ou haute chute. Des minotiers ont naturellement reconverti leurs moulins en centrales hydro. Des papeteries, forges ou industries de l’aluminium se sont également reconvertis dans la production d’énergie. Des acteurs de l’électricité industrielle, des ingénieurs, des hydrologues se sont lancés dans l’aventure de l’hydroélectricité. Ces producteurs d’énergie hydro-électrique forme la base d’une véritable filière. Elle fait fonctionner des entreprises spécialisées dans le génie civile, l’électricité, les turbines, la vantellerie, des bureaux d’étude. La production de ces centrales alimente le réseau électrique français.

Acheter une centrale hydroélectrique.

Il n’existe que 2000 centrales hydroélectriques en France. Les créations de centrales nouvelles se limitent à 5 ou 8 projets maximum par an. Il faut une bonne expertise du métier pour monter un projet de construction et quelques années pour faire aboutir l’instruction d’un dossier. Bien que le nombre de vente de centrales chaque année soit également limité, la bonne formule serait d’acheter une centrale pour  débuter.
Vous pourrez passer par une agence spécialisée (comme Envinergy) ou essayer de négocier en direct avec en exploitant souhaitant vendre sa centrale.
Vous aurez 2 solutions :

  • l’achat des parts d’une société
  • l’achat d’actif (bâtiments, foncier, installation, contrats et autorisations).
  • Il convient dans tous les cas d’évaluer l’ensemble des paramètres pour fixer le tarif.

Passer par une agence :

  • Un courtier spécialiste du domaine de l’énergie réalise un dossier complet.
  • Il s’engage sur  la transparence de l’offre et évite les mauvaises surprises.
  • Cette prestation a un cout de l’ordre de 3% du montant.

Un achat en direct se fera sous votre responsabilité.

  • Ne vous focalisez pas uniquement sur les aspects techniques (installation électrique, turbines, prise d’eau).
  • La situation administrative doit être examiné dans les moindres détails : droit d’eau, mise en conformité écologique,  contrats délivrés par la DREAL, ERDF, EDF OA (s’il y a une obligation d’achat). 
  • Consultez l’historique de production et n’oubliez pas la maitrise foncière.

Chaque centrale est un cas particulier :

  • Le prix de vente se fixe en référence au chiffre d’affaire.
  • Entre 8 et 15 fois le CA c’est une affaire de négociation avec le vendeur.
  • Un bonne offre se base sur de l’état de la centrale, la pression concurrentielle (il y a plus d’acheteurs que de vendeurs !), la capacité à obtenir un financement des banques.
Gérer une petite centrale hydroélectrique.

Vous voilà avec votre centrale hydroélectrique. Vous allez pouvoir vous consacrer à la production électrique. Piloter l’installation, répartir au mieux le débit disponible entre vos turbines. Une partie de votre temps sera consacré au respect des obligations de débit réservé, à l’évolution des normes environnementales. Le droit d’usage de l’eau focalise les intérêts divergeants d’utilisateurs multiples (ichtyologistes,  pécheurs, kayaquistes, tourisme, prélèvement pour l’irrigation agricole ou l’eau potable, etc.).
 

Avenir de la production hydroélectrique

La production d’hydroélectricité est un mode de production d’énergie durable (renouvelable et sans déchets). En matière de choix énergétique les options prises divergent d’un pays à l’autre. L’Europe fixe une feuille de route pour sécuriser, fiabiliser et privilégier les énergies vertes.
L’arrêt du nucléaire en Allemagne a ouvert la voie du développement  des énergies alternatives. Une véritable industrie de l’éolien, de la méthanisation ou du solaire s’est construite et ce savoir-faire s’exporte.
La France a orienté sa production électrique vers le nucléaire. N’ouvrons pas ici le débat du prix réel de cette source d’énergie. La transition énergétique s'installe sous la pression des opérateurs. Espérons que la volonté de limiter nos émissions de CO2 restera la ligne directrice. Notre avenir passe par une meilleure maitrise de notre consommation d’énergie et par des solutions de production durables.

L’hydroélectricité a largement contribué à l’électrification de la France. Les petites centrales conservent ce savoir-faire. Elles produisent une énergie renouvelable dans de bonne condition de rentabilité. Les petites centrales auront un rôle à jouer dans cette perspective d’avenir.

Evolution des contrats d’achat de l’hydroélectricité : un risque pour la filière ?

L’équilibre des comptes d’exploitation est une donnée essentielle pour garantir l’avenir des centrales hydro. Début 2016, les contrats d’achat H07 ne seront plus délivrés. Ils devront laisser la place au marché pour respecter les orientations européennes. Pour mémoire, les contrats H07 garantissent pour 20 ans, un tarif d’achat aux producteurs s’engageant dans la rénovation de leurs centrales. Les nouvelles formules en cours de négociation proposent un prix du marché de l’électricité plus un complément ou non suivant la puissance de la centrale. Les exploitants s’inquiètent de ces évolutions tarifaires. Elles pourraient perturber la rentabilité de leurs investissements.